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 Esperanto : tenants et aboutissants

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Jérémy Bizet
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Date d'inscription : 07/05/2008
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MessageSujet: Esperanto : tenants et aboutissants   Ven 23 Mai - 21:31

"L’Europe pour s’entendre, l’espéranto pour se comprendre"

La prochaine législature européenne sera historique si elle établit une réelle démocratie européenne.

De la qualité, de l’efficacité de cette démocratie, dépend le juste traitement de tous les autres aspects de la politique européenne.
L’Europe en l’état actuel est jugée par la majorité des citoyens comme très imparfaite, et même parfois intolérable dans son fonctionnement.
Le déficit démocratique est proclamé par tous.
Il est la source de bon nombre des difficultés rencontrées par les citoyens européens.
Enfin, ce déficit démocratique empêche, l’appropriation de l’identité européenne autant par les citoyens européens eux mêmes que par le reste du monde.

Notre programme "pour élargir la démocratie à la mesure de l’Europe" est donc centré sur ce constat, et donne les clefs d’un véritable acte fondateur pour la démocratie européenne et son efficacité.
Nous défendons politiquement l’idée que la démocratie est primordiale pour que nous soyons fiers d’être des citoyens européens. Nous défendons politiquement l’idée que cette citoyenneté ne peut s’établir sur l’anéantissement de nos identités, nationale et régionale.
Nous devons être des gardiens de la subsidiarité, de la multi culturalité, du multilinguisme.
L’Europe ne doit représenter ni une nouvelle hégémonie, ni de nouvelles soumissions pour ses citoyens

LE PREMIER CRITERE D’UNE DEMOCRATIE EST LE DROIT D’EXPRESSION

Il ne suffit pas de le proclamer au cours de la campagne.
Pour être un député crédible, quant à son engagement sur ce préalable incontournable, il faut proposer et défendre les moyens précis pour assurer l’exercice de ce droit par chaque citoyen européen sans discrimination : ni de nationalité, ni de langue, ni de fortune etc...
Notre originalité par rapport aux autres listes qui inscrivent l’objectif de la construction démocratique en tête de leur programme, est de poser comme nécessaire l’usage d’une langue neutre comme langue de travail dans les commissions du parlement et comme langue pont pour une communication sans entrave entre les citoyens européens.
Nous constatons l’inefficacité du multilinguisme prôné des langues dominantes, qui conduit de fait à la domination pure et simple de l’anglais.

Nous voulons une Europe des citoyens sans hégémonie.
Nous sommes pragmatiques et pouvons énoncer notre proposition clairement.
Que chacun continue de développer sa propre langue, sans entraves économiques, ni politiques, ni culturelles ; que chacun acquière gratuitement et pour un effort réduit au minimum, la langue d’échange, neutre, pratique, l’espéranto.
Enfin que chacun retrouve la liberté d’apprendre autant de langues qu’il lui plaira, sans obligation ni contrainte, c’est à dire pour son plaisir et son enrichissement culturel.

La gravité de ce préalable linguistique pour la construction d’une démocratie européenne ne manque pas d’illustrations navrantes :

Les commissions sont bi- ou tri-lingues, mais dans la pratique, sous couvert d’efficacité, elles deviennent unilingues, au profit des seuls locuteurs de l’anglais.
Cette situation obère évidemment l’efficacité et la démocratie des débats et met les décisions finales sous forte influence d’un seul groupe linguistique, culturel et politique.
Nous pourrions, sans surprendre, faire remarquer que le pays porteur de cette langue et de cette culture est celui qui s’est le plus souvent opposé à la construction européenne.
Faut-il que nous soulignions également que cette domination dans les débats, de par la langue, et même l’information, est une brèche évidente offerte à la super-puissance américaine, qui n’a jamais pu cacher sa réticence à voir l’Union Européenne devenir une concurrente plus efficace sur le plan économique et politique ?
En terme d’efficacité, l’usage de l’anglais représente un handicap pour le développement économique européen.
Ici c’est le rapport qualité-coût que nous pouvons démontrer, avec en plus son cortège d’injustices.
Il est vrai d’affirmer que l’investissement consenti tout au long de notre système scolaire, puis au sein des entreprises de toutes les régions non anglophones représente un handicap.
Il s’agit là d’un véritable impôt linguistique payé par le plus grand nombre des citoyens européens, au bénéfice d’abord de ceux qui en sont dispensés, voire même largement bénéficiaires comme loueurs de stages linguistiques : les anglais (mais aussi les américains et leurs entreprises).
Les recrutements dans de nombreux domaines : sciences, commerce, politique, fonctionnaires européens, s’effectuent par la préférence linguistique, comme en témoigne l’exigence souvent mentionnée de "english mother tongue" dans les offres d’emploi européennes ou même nationales.
Ces actes doivent être passibles des plus sévères condamnations pour mépris de la convention européenne des droits de l’homme et du citoyen.
Bref, derrière ces alinéas, nous pourrions en ajouter d’autres, toujours pour démontrer qu’il n’est pas possible de laisser faire, de ne pas voir, de ne pas entendre etc.
Coup de théâtre, chers concitoyens, il y a d’autres solutions, et nous sommes là pour rompre le silence et redresser le tort que l’on cherche à vous faire ainsi qu’aux générations futures !

En effet, seule la connaissance de la lecture de l’anglais technique suffit au chercheur, au technicien et à l’ingénieur. Donc on peut, pour s’arrêter à ce qui est utile, diviser par 4 le nombre d’heures consacrées à l’enseignement de l’anglais dans le système éducatif et universitaire, d’autant qu’il ne garantit absolument pas et au contraire la construction d’une démocratie en Europe.

Une langue de communication, l’espéranto, existe depuis 115 ans, qui a fait toutes ses preuves en termes d’efficacité dans les échanges internationaux, tant dans le domaine de la vie courante que dans toutes les branches de connaissance.
Cette langue politiquement neutre, que l’on peut avec facilité apprendre en un temps record - en faisant appel aux pédagogies modernes - est garante du respect mutuel entre citoyens de langue maternelle différente, et ce quant à leur droit d’expression et leurs intérêts en général. Du fait que l’espéranto demande peu d’investissement (dix fois moins d’heures), et par l’abandon du sur-investissement pour l’anglais qui continue de faire faillite en terme d’efficacité pour l’immense majorité des citoyens européens, une nouvelle politique linguistique est facilement finançable avec un bénéfice immédiat.
L’espéranto permet de recentrer les investissements d’apprentissage et de production sur des objectifs réellement culturels.
Ainsi il est parfaitement possible, en plaçant un faible effort sur l’espéranto, de dégager un bénéfice pour tous, en terme économique, et d’équilibre culturel et politique en Europe.

Ces qualités sont reconnues depuis 1958 par l’UNESCO .

L’Europe pourra alors se placer comme exemple d’intégration dans le respect actif des diversités de son patrimoine culturel et linguistique.
L’Europe, démontrant que l’hégémonie n’est ni son moteur, ni sa référence idéologique, attirera la sympathie et s’ouvrira les collaborations de la majorité des pays.
Cette véritable indépendance européenne, inscrite dans les faits culturel et linguistique, sera bien plus significative que toutes les déclarations de principe déjà jugées comme inefficaces par les électeurs.

Pour les citoyens européens, la politique linguistique proposée par la liste « Europe Démocratie Espéranto » :

c’est plus de justice, d’égalité ;
c’est le respect assuré de la diversité et donc la préservation de la spécificité culturelle européenne ;
c’est une efficacité économique et scientifique décuplée et tout cela à moindre coût.
c’est, par l’apprentissage de l’Espéranto, une excellente introduction à l’apprentissage plus efficace des autres langues ;
c’est enfin l’avènement d’une Europe des citoyens, plus solidaire et efficace.
LA DEMOCRATIE GARANTIT AUSSI LE RESPECT DES MINORITES ET DEVELOPPE LES OUTILS QUI FAVORISENT LES DEBATS PACIFIQUES ET CONSTRUCTIFS

Nous voulons être les initiateurs d’idées fortes sur l’exercice des solidarités européennes, des échanges, de la préservation des biotopes, culturo-topes, lingui-topes. Nous sommes des concepteurs d’outils pour préserver et élargir les libertés, pour assurer l’équilibre des pouvoirs, etc...

Pour des garanties sur la qualité de l’information
L’industrie de l’information est devenue la première industrie du monde et est généralement soumise à l’emprise des puissances financières.
Il faut garantir à la fois l’indépendance et la liberté des journalistes, et empêcher les manipulations mensongères, leurs conséquences dramatiques.. .
Le principe est d’imposer par la loi, aux propriétaires des grands médias, la critique contradictoire de l’information, selon des modalités qui doivent faire l’objet d’une large concertation.
D’autres dispositifs comme les commissions de contrôle, sont à perfectionner.
En effet, nous pensons que la recherche de qualité en information, légalement instaurée, représente une réelle incitation à la critique et à la transparence, outils fondamentaux de la démocratie.
Pour la démocratie participative par la possibilité d’appel au référendum selon les modalités de l’initiative populaire.
Vous constatez souvent que les institutions même démocratiquement élues, ne savent pas toujours prendre les décisions à temps, s’inspirer des idées neuves parfois si nécessaires etc...
Nous soutenons comme bonne la possibilité d’un appel à référendum par un mouvement citoyen, dès lors qu’il peut démontrer son nombre significatif au terme de la loi, dès lors qu’il répond aux critères constitutionnels de subsidiarité.
Ainsi pour des problèmes dont le caractère local, ou régional, ou européen, sera reconnu par les termes de la constitution, une pétition d’appel à référendum intéressant la population impliquée, permettra l’exercice d’une démocratie directe.
Par sa seule existence, cette disposition constitutionnelle, servira naturellement d’aiguillon pour stimuler la capacité d’écoute et d’invention des institutions élues.
Pour une Europe des citoyens sans discrimination, ni de fortune, ni géographique.
La citoyenneté européenne doit être perçue dans la pratique de chaque citoyen. En particulier la possibilité de séjours dans des régions linguistiques ou culturelles, différentes de la région d’origine, doit être proposée à tous les jeunes, quelle que soit la durée de leur formation ou de leurs études. Les autres modalités de découverte de la diversité européenne doivent être développées, en veillant à gommer les inégalités économiques : pour exemple les jumelages, les créations artistiques inter-culturelles. Nous soutenons comme nécessaire le développement des programmes d’échange, d’ apprentis,d’ élèves, d’étudiants, de professeurs, de fonctionnaires, de tout acteur économique selon leurs volontés. Nous voulons l’égalité entre les citoyens dans l’appropriation d’une identité européenne. Nous serons vigilants sur la notion de quotas pour l’accès aux fonctions européennes, sans discrimination culturelle ou géographique ou tout autre. Ces mesures sont essentielles pour fonder la solidarité, l’identité de citoyen européen, et l’aspiration démocratique.

Pour la défense des terroirs culturels et linguistiques
La survie des minorités ne peut se passer de dispositions protectrices, visant à préserver la densité critique de population, nécessaires à la survie d’une langue, d’une culture, d’un peuple. Nous voulons que soit étudié et publié un état des lieux, culturel et linguistique en Europe.
Celui ci doit servir de fondement à une politique de défense du patrimoine culturel et linguistique. Il sera particulièrement attentif aux minorités et devra respecter les principes de subsidiarité.
A nos yeux, la politique de défense de la diversité culturelle a une importance égale à tous les autres paramètres de développement et de performance de l’Union Européenne.
Cette exigence doit être adjointe dans les textes législatifs fondamentaux constituant l’Union.
Elle est cruciale pour toute défense de la multi-culturalité et du multi-linguisme qui y trouvera les outils législatifs protecteurs de cette diversité.
Là encore les seules promesses d’intentions ne suffisent pas.
Par ces dispositions, nous obtiendrons le respect actif des minorités, le maintien de la richesse linguistique et culturelle, l’assurance du respect des racines, le droit au rapprochement linguistique et culturel.
Nous soulignons là notre attachement à la notion de terroir culturel et linguistique, doublé de notre attachement au principe de subsidiarité.
Ainsi se fondera l’adhésion à l’identité européenne, non comme l’asséchement des racines de chaque citoyen, mais comme le prolongement des valeurs de tolérance et de solidarité.
Pour les autres débats qui intéresseront le parlement européen dans cette législature, les textes des déclarations universelles des droits de l’homme et du citoyen européen, ainsi que les conventions des droits de l’enfant seront nos références.
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